Village · Tessin

Meride

Un village tessinois adossé au Monte San Giorgio, montagne inscrite au patrimoine mondial pour ses fossiles du Trias.

Illustration dérivée, réalisée par Swiss Highlights à partir d'une photographie sous licence libre.

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Meride occupe un versant du Monte San Giorgio, vers 580 mètres, dans une combe ouverte au sud et plantée de vigne, que la forêt ferme au nord. Le village est bâti en cour : des ruelles étroites et sinueuses longent les murs des cours intérieures, pavées de galets, ouvertes de portiques, de loggias et de portails de pierre. Ce noyau figure à l'inventaire fédéral des sites construits d'importance nationale. Commune autonome jusqu'en 2013, Meride est aujourd'hui un quartier de Mendrisio.

Le nom apparaît dans les écrits dès 852. Au Moyen Âge, la localité relève de la pieve de Riva San Vitale et du diocèse de Côme ; elle s'en détache en 1483 et passe sous autorité confédérée en 1517. L'histoire du village est surtout celle d'un départ : ses stucateurs et ses peintres — les Fossati, les Oldelli, les Clerici — travaillaient en Allemagne, en Russie, en France, rentraient l'hiver et ornaient leurs propres maisons. Pendant leur absence, femmes et anciens tenaient l'économie de subsistance. La correspondance passait par la Casa Oldelli, la maison des notaires, dont les archives familiales sont aujourd'hui conservées à Bellinzone.

Au-dessus du village, l'église San Silvestro occupe la colline où se dressait un château ; elle devient paroissiale à la séparation de 1483 et conserve un cycle de fresques de Francesco Antonio Giorgioli, peintre né ici. Au centre du bourg, le musée des fossiles du Monte San Giorgio, réaménagé et agrandi par Mario Botta, a rouvert en 2012. Il expose ce que la montagne rend depuis 1850 : plus de 20 000 fossiles de poissons, de reptiles et de plantes, déposés au fond d'une mer peu profonde du Trias moyen.

Pourquoi ce lieu est remarquable

Deux histoires se superposent ici, séparées par un abîme de temps. Sous le village, la montagne garde le fond d'une mer du Trias moyen, dont les fossiles ont valu au Monte San Giorgio son inscription au patrimoine mondial. Au-dessus, un village bâti par des hommes qui n'y étaient pas : stucateurs et peintres partis travailler en Allemagne, en Russie et en France, qui rentraient l'hiver orner leurs propres maisons. Quelques-unes de leurs œuvres se voient encore.

Histoire et origine

Le Monte San Giorgio compte parmi les gisements de fossiles du Trias moyen les mieux connus. La région était alors le fond d'une mer peu profonde, et les sédiments y ont conservé poissons, reptiles marins et plantes. Les fouilles scientifiques s'y succèdent depuis 1850 et ont livré plus de 20 000 pièces. Le site est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2003, et le territoire de l'ancienne commune de Meride s'étend jusqu'à son sommet.

Que faire et voir

  • Parcourir les ruelles étroites et sinueuses du village, bâties en cour avec portiques, loggias et portails de pierre.
  • Visiter le musée des fossiles du Monte San Giorgio, réaménagé par Mario Botta, qui expose plus de 20 000 fossiles du Trias moyen.
  • Monter à l'église San Silvestro voir le cycle de fresques de Francesco Antonio Giorgioli, peintre né à Meride.
  • Rechercher dans le village les maisons ornées par les stucateurs et peintres locaux partis travailler à l'étranger.

Venir en famille : ce qu'il faut savoir

  • Le musée des fossiles, avec ses pièces issues du Monte San Giorgio, offre une étape en intérieur adaptée à une pause après la marche dans le village.

En couple

  • Flâner dans les cours intérieures pavées de galets du noyau villageois.
  • Visiter ensemble le musée des fossiles du Monte San Giorgio, site inscrit au patrimoine mondial depuis 2003.
  • Monter à l'église San Silvestro pour la vue depuis la colline où se dressait un ancien château.

Localisation

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