Cascade · Valais

Cascade de la Pissevache

Une chute de 116 mètres au-dessus de la plaine du Rhône, alimentée par la Salanfe, entre le village de Vernayaz et le hameau de Miéville.

Illustration dérivée, réalisée par Swiss Highlights à partir d'une photographie sous licence libre.

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La Pissevache tombe de 116 mètres sur le flanc gauche de la vallée du Rhône, entre le village de Vernayaz et le hameau de Miéville, dans le district de Saint-Maurice. L'eau vient de la Salanfe, qui coule au-dessus de la paroi ; le lieu porte d'ailleurs aussi le nom de cascade de Salanfe. La chute se donne d'un coup : une nappe blanche appuyée contre une roche sombre, un versant sec et clair à côté, puis l'eau qui repart en filets entre les blocs, au ras de l'herbe.

Peu de chutes ont été regardées aussi longtemps. Goethe s'y arrête en 1779 et juge qu'elle mérite sa renommée plus que bien d'autres. Le folkloriste jurassien Désiré Monnier la dessine le 25 septembre 1845. À partir des années 1860, la visite s'organise : une passerelle bâtie en 1866 à mi-hauteur de la chute fait passer les visiteurs sous l'eau, pour un franc.

Le débit d'aujourd'hui n'est plus celui de ces récits. Entre 1947 et 1950, le barrage de Salanfe est édifié en amont et la centrale hydroélectrique de Miéville prélève l'eau : depuis, la chute a considérablement maigri et son volume dépend des précipitations. Selon la saison et la pluie, la nappe des photographies peut se réduire à quelques filets.

Pourquoi ce lieu est remarquable

Deux histoires se superposent ici, et elles portent sur la même eau. L'une est celle du regard : des voyageurs, des peintres, un écrivain venu en 1779, une passerelle payante sous la chute dès 1866. L'autre est celle de l'usage : la même eau a fait marcher des scies et des martinets, puis l'une des premières usines hydroélectriques, avant d'être retenue en amont. La Pissevache est un paysage célèbre qu'on a mis au travail, et ce qui en tombe aujourd'hui est ce que le barrage laisse passer.

Histoire et origine

Du XVIIe au XIXe siècle, l'eau de la chute actionne des moulins et d'autres « artifices » : une scie hydraulique, un martinet. En 1894 encore, une fabrique de travail du bois s'installe pour l'utiliser. À la fin du XIXe siècle, une usine hydroélectrique est bâtie en haut de la cascade, la centrale de Pissevache ; les sources consultées la comptent parmi les plus anciennes. La coupure vient au milieu du XXe siècle, avec le barrage de Salanfe, construit de 1947 à 1950, et la centrale de Miéville, qui captent l'essentiel du débit.

Que faire et voir

  • Observer la chute de 116 mètres depuis le pied, entre la roche sombre et le versant clair qui l'encadrent.
  • Repérer l'emplacement de l'ancienne passerelle bâtie en 1866 à mi-hauteur, qui faisait passer les visiteurs sous l'eau.
  • Suivre les filets d'eau qui repartent entre les blocs au ras de l'herbe, en bas de la chute.

Venir en famille : ce qu'il faut savoir

  • Le débit varie selon les précipitations depuis la construction du barrage de Salanfe entre 1947 et 1950 : la chute peut être bien plus mince que sur les photographies.

En couple

  • Se représenter Goethe, arrêté ici en 1779 et convaincu que la chute méritait sa renommée.
  • Observer la nappe blanche qui tombe d'un coup entre le village de Vernayaz et le hameau de Miéville.
  • Devant la cascade, racontez-vous comment le folkloriste Désiré Monnier la dessina le 25 septembre 1845.
À savoir avant de venir

Le débit varie au gré des précipitations depuis la mise en eau du barrage amont : la chute peut être bien plus mince que sur les photographies.

Localisation

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