Cascades souterraines · Oberland bernois

Chutes de Trümmelbach

Dix chutes glaciaires enfermées dans la roche du Lauterbrunnental, 140 mètres de dénivelé, atteintes par un ascenseur creusé dans la montagne.

Illustration dérivée, réalisée par Swiss Highlights à partir d'une photographie sous licence libre.

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Les chutes de Trümmelbach ne se laissent pas voir depuis la vallée. Le torrent a scié dans la paroi orientale du Lauterbrunnental une gorge très resserrée, qui ne s'élargit presque pas vers le haut, et c'est à l'intérieur de cette fente que l'eau descend : dix chutes successives, 140 mètres de dénivelé de la première à la dernière. Les plus hautes s'enfoncent si loin dans la roche qu'aucune lumière du jour ne les atteint — d'où le nom de chutes souterraines.

La force du lieu vient de ce qu'il draine. Le Trümmelbach est le seul exutoire des faces glaciaires de l'Eiger (3 970 m), du Mönch (4 099 m) et de la Jungfrau (4 158 m) : un bassin de 24 kilomètres carrés dont la moitié environ reste couverte de neige et de glace. Le débit peut atteindre 20 000 litres par seconde et le torrent emporte chaque année 20 200 tonnes de galets et de limon — une charge que l'on lit directement dans la couleur laiteuse de l'eau.

L'accès tient de l'ouvrage minier : plus de 600 mètres de galeries et d'escaliers percés dans la montagne, complétés par un ascenseur incliné qui rachète une centaine de mètres de dénivelé. Le site se trouve entre le village de Lauterbrunnen et le hameau de Stechelberg, dans le canton de Berne, et reste une propriété privée.

Pourquoi ce lieu est remarquable

Peu de cascades alpines se visitent depuis l'intérieur de la montagne. Ici, la gorge est trop étroite pour livrer quoi que ce soit de l'extérieur : il faut entrer dans la roche pour voir l'eau travailler. Ce qui passe alors n'est pas un ruisseau de montagne mais l'écoulement concentré de trois faces glaciaires parmi les plus hautes des Alpes bernoises, jusqu'à 20 000 litres par seconde, dans une fente que la montagne referme au-dessus d'elle.

Histoire et origine

L'aménagement s'est fait par étapes, au rythme du tourisme alpin : un premier hôtel ouvre en 1839, des escaliers atteignent les chutes basses vers 1880, et l'ascenseur mis en service en 1913 ouvre enfin les chutes hautes, que la gorge tenait jusque-là hors d'atteinte ; d'autres hôtels suivent à partir de 1926. Le site est compris dans le périmètre du bien UNESCO Alpes suisses Jungfrau-Aletsch et figure à l'inventaire fédéral des paysages, sites et monuments naturels d'importance nationale.

Que faire et voir

  • Emprunter l'ascenseur incliné et les galeries percées dans la roche pour atteindre les chutes hautes, invisibles depuis la vallée.
  • Observer la couleur laiteuse de l'eau, chargée chaque année de 20 200 tonnes de galets et de limon.
  • Suivre les dix chutes successives sur 140 mètres de dénivelé, seul exutoire des faces glaciaires de l'Eiger, du Mönch et de la Jungfrau.

Venir en famille : ce qu'il faut savoir

  • L'accès se fait par plus de 600 mètres de galeries et d'escaliers taillés dans la montagne, complétés par un ascenseur : un parcours en intérieur rocheux, sans vue directe sur la vallée.

En couple

  • Entrer ensemble dans la fente rocheuse pour voir l'eau travailler, une expérience que peu de cascades alpines offrent depuis l'intérieur.
  • Imaginer le débit, jusqu'à 20 000 litres par seconde, alimenté par les glaciers de l'Eiger, du Mönch et de la Jungfrau.
  • Combiner la visite avec une promenade dans le Lauterbrunnental, entre Lauterbrunnen et Stechelberg.
À savoir avant de venir

Le site est une propriété privée et l'approche des chutes ne se fait que par les galeries et l'ascenseur de l'exploitant : il n'existe pas d'accès libre à la gorge.

Le site est une propriété privée dont l'approche des chutes ne se fait que par les galeries et l'ascenseur de l'exploitant, sans accès libre à la gorge.

Localisation

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