Ville · canton de Genève

Genève

Deuxième ville de Suisse, à la pointe sud-ouest du Léman et sur les deux rives du Rhône, où siègent 39 organisations internationales.

Illustration dérivée, réalisée par Swiss Highlights à partir d'une photographie sous licence libre.

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Genève occupe la pointe sud-ouest du Léman, à l'endroit où le Rhône ressort du lac et reprend son cours. La ville tient dans une cuvette dont toutes les hauteurs de bordure — le Salève, les Voirons, le Môle, le Vuache, le Jura — se trouvent en territoire français. La vieille ville s'est formée sur une colline de la rive gauche et sur les deux berges du fleuve, autour de l'Île. La commune ne couvre que 15,93 km², dont 92,0 % d'habitations et d'infrastructures, et comptait 203 856 habitants au 1er janvier 2021.

Le rapport entre cette surface et le rayonnement de la ville frappe d'abord. À la même date, l'aire métropolitaine transfrontalière réunissait 1 053 436 habitants sur 2 292 km², répartis entre la Suisse et la France ; le Grand Genève, structure de coopération créée en 2013, en comptait 1 046 168, dont 58,3 % côté suisse et 41,7 % côté français. Le canton héberge 39 organisations internationales et 431 organisations non gouvernementales — siège européen des Nations unies, Comité international de la Croix-Rouge, Organisation mondiale de la santé, Organisation mondiale du commerce, Organisation internationale du travail — sans que Genève soit la capitale politique d'un État.

Dans la rade affleurent les pierres du Niton, deux blocs déposés par la dernière ère glaciaire. Guillaume Henri Dufour retint l'un d'eux comme repère : c'est de ce rocher que part le calcul de toutes les altitudes suisses. Au-dessus d'eux, le jet d'eau monte à 140 mètres et compte parmi les attraits de la ville depuis 1891.

La commune actuelle est récente : elle naît en 1930 de la fusion de Genève-Cité, de Plainpalais, des Eaux-Vives et du Petit-Saconnex. La ville s'était déjà déployée au XIXe siècle, une fois ses fortifications démolies entre 1850 et 1880. En 2000, le réaménagement des berges du Rhône lui a valu le prix Wakker de la Ligue suisse du patrimoine national.

Pourquoi ce lieu est remarquable

Genève exerce des fonctions sans rapport avec ses 15,93 km² : 39 organisations internationales et 431 organisations non gouvernementales siègent dans le canton, et la ville partage avec Bâle, New York et Strasbourg la particularité d'abriter de telles institutions sans être la capitale d'un État. S'y ajoute une singularité plus discrète : les altitudes de toute la Suisse se comptent depuis un rocher de sa rade.

Histoire et origine

Le nom apparaît chez Jules César sous la forme Genava, sur un territoire alors allobroge ; on le rattache soit à une racine ligure évoquant le voisinage de l'eau, soit au gaulois *genu-, « embouchure ». Le bassin où la ville s'est installée est fermé par des reliefs — le Jura, le Vuache, la chaîne du Salève — soulevés par les phases terminales de l'orogenèse alpine, il y a 5 à 10 millions d'années ; ces mouvements se traduisent encore par une activité sismique mesurable.

Que faire et voir

  • Se promener au bord du Rhône jusqu'à l'Île, où s'est formée la vieille ville, entre la colline de la rive gauche et les deux berges du fleuve.
  • Chercher dans la rade les pierres du Niton, blocs déposés par la dernière glaciation, dont l'une sert de repère au calcul de toutes les altitudes suisses depuis Guillaume Henri Dufour.
  • Observer le jet d'eau, qui monte à 140 mètres et compte parmi les attraits de la ville depuis 1891.

En couple

  • Longer les berges du Rhône réaménagées en 2000, prix Wakker de la Ligue suisse du patrimoine national.
  • Cherchez ensemble les pierres du Niton dans la rade, à l'origine du calcul des altitudes suisses.
  • Regarder le jet d'eau depuis la rive, symbole de la ville depuis 1891, en évoquant les 39 organisations internationales qui siègent dans le canton.

Localisation

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Lieux associés

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