Village viticole · Vaud

Yvorne

Sous les falaises du Ciclet, Yvorne vit de sa vigne plantée sur l'éboulis de 1584 et de la carrière de marbre jaspé exploitée dès le XVIIe siècle.

Illustration dérivée, réalisée par Swiss Highlights à partir d'une photographie sous licence libre.

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En 1584, un éboulement détruit une grande partie des maisons du village ; la reconstruction se fait plus à l'est, entre 1607 et 1608. Un vignoble est planté sur l'éboulis lui-même, qui lui donne son nom en patois, L'Ovaille. La commune s'étend aujourd'hui sur 12,2 km², dont 47,2 % de surfaces agricoles, 39,3 % de surfaces boisées et seulement 9,9 % d'habitations et d'infrastructures selon le relevé de 2013-2018 ; elle réunit le village d'Yvorne et les hameaux de Versvey, Vers-Morey et Vers-Monthey.

Au lieu-dit Truchefardel, une carrière de marbre jaspé — gris, rouge et jaune veiné de noir et de blanc — est exploitée dès le XVIIe siècle par les marbriers Doret, qui y construisent une scie à marbre en 1756. La pierre est exportée dans tout le Pays de Vaud ainsi qu'à Berne, Genève et Lyon ; elle orne en 1674 les colonnes du portail de l'hôtel de ville de la Palud à Lausanne. Reprise de 1905 à 1921 par la Société des carrières d'Arvel sous les appellations « Rouge suisse » et « Gris suisse », elle fournit en 1913-1914 les matériaux du mur de tête suisse du tunnel du Mont-d'Or, avant de fermer en 1921.

Le nom du village, attesté dès 1025-1031 sous la forme d'Evurna, dérive vraisemblablement du nom de personne latin Eburna. La commune passe sous administration bernoise en 1475 puis rejoint le district d'Aigle en 1798 ; la Maison Blanche, bâtie en 1573 et reconstruite en 1609 par Antoine d'Erlach, sert de résidence d'été aux gouverneurs d'Aigle. Le temple réformé actuel date de 1835-1838, œuvre de l'architecte Jean Gunthert ; Yvorne fait partie depuis 2017 de l'association Les plus beaux villages de Suisse.

La commune comptait 1109 habitants au 31 décembre 2024, en hausse de 12,5 % entre 2010 et 2023. En 2010, un projet de fusion avec Aigle et Leysin, accepté par les habitants d'Yvorne et de Leysin, a été refusé par ceux d'Aigle à 43 voix près lors de la votation du 26 septembre 2010.

Pourquoi ce lieu est remarquable

Yvorne tient sa vigne d'un désastre : le village reconstruit après l'éboulement de 1584 a planté ses ceps sur l'éboulis même qui l'avait frappé, et en a fait le nom de son terroir, L'Ovaille. À quelques pas, la carrière de Truchefardel a exporté son marbre jaspé jusqu'à l'hôtel de ville de Lausanne, avant de fermer en 1921.

Histoire et origine

L'éboulement de 1584 détruit une grande partie du village, reconstruit plus à l'est en 1607-1608 ; la vigne plantée sur l'éboulis donne son nom en patois au lieu-dit L'Ovaille. La carrière de marbre jaspé de Truchefardel, ouverte au XVIIe siècle, est exploitée jusqu'en 1921, avec une reprise industrielle de 1905 à 1921 sous la Société des carrières d'Arvel.

Que faire et voir

  • Observer le vignoble planté sur l'éboulis de 1584, qui a donné son nom en patois au lieu-dit L'Ovaille.
  • Repérer la carrière de marbre jaspé de Truchefardel, exploitée dès le XVIIe siècle par les marbriers Doret.
  • Voir la Maison Blanche, bâtie en 1573 et reconstruite en 1609, ancienne résidence d'été des gouverneurs d'Aigle.
  • S'arrêter devant le temple réformé de 1835-1838, œuvre de l'architecte Jean Gunthert.

Venir en famille : ce qu'il faut savoir

  • Le vignoble s'étend sur un ancien éboulis, terrain en pente sous les falaises du Ciclet.

En couple

  • Marcher entre les vignes plantées sur l'éboulis de 1584, sous les falaises du Ciclet.
  • Chercher les traces du marbre jaspé de Truchefardel, exporté jusqu'à Lausanne, Berne et Genève.
  • S'arrêter devant la Maison Blanche de 1609, ancienne résidence des gouverneurs d'Aigle.

Localisation

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