Village de montagne · Valais

Champéry

Au fond du Val d'Illiez, un village posé sur un plateau de flysch vers 1 050 mètres, au pied de la muraille des Dents du Midi.

Illustration dérivée, réalisée par Swiss Highlights à partir d'une photographie sous licence libre.

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Champéry occupe la rive gauche de la Vièze, sur un plateau de flysch qu'on appelle le plateau de la Fin, à l'ouest des Dents du Midi et à l'est de la pointe de Chésery, à 12 km au sud-ouest de Monthey. La commune s'étend sur 38,88 km², mais l'essentiel de cette surface se tient debout : le relevé de 2013-2018 y compte 36,3 % de forêt, 30,8 % de surfaces agricoles, 28,9 % de terrain improductif — la roche et l'éboulis — et seulement 4,0 % d'habitations et d'infrastructures.

Le clocher est la pièce la plus singulière du village. Il appartient à l'église baroque bâtie en 1725, qui remplaçait une chapelle dédiée à Théodore d'Octodure élevée en 1436. Il ne se termine ni par un toit ni par une flèche : une balustrade porte quatre arcs de pierre évidés à jour, qui se rejoignent sous un lanterneau et dessinent une couronne fermée. Son carillon compte huit cloches — quatre de 1725, une de 1842, trois de 1996 — et le clocher est classé au patrimoine suisse depuis 1974. L'église actuelle, dédiée à saint Théodule, lui a succédé sur place.

Le tourisme est arrivé tôt : l'hôtel de la Dent-du-Midi ouvre en 1857, et en 1969 Champéry participe à la création du domaine des Portes du Soleil, à cheval sur la frontière franco-suisse. Le nom, lui, est plus ancien que tout cela : la première mention écrite, sous la forme champeirie, date de 1180 et vient d'un nom de personne latin, campărĭus — le garde-champêtre — augmenté d'un suffixe celtique. En patois valaisan, le village se dit Tsanpirey. Au 31 décembre 2024, 1 404 personnes y habitaient, soit 36 habitants au kilomètre carré ; en 2023, 39,6 % d'entre elles avaient plus de 60 ans, contre 27,5 % dans l'ensemble du canton.

Pourquoi ce lieu est remarquable

Un clocher qui refuse la flèche : à Champéry, la tour de 1725 s'achève sur une balustrade d'où partent quatre arcs de pierre évidés, réunis sous un lanterneau, et l'ensemble dessine une couronne fermée plutôt qu'une pointe. Le village lui-même tient sur une étroite terrasse de flysch pendant que 28,9 % de son territoire n'est ni cultivable ni boisé : c'est la mesure de la paroi des Dents du Midi qui le domine.

Histoire et origine

Le village est assis sur le plateau de la Fin, une terrasse de flysch — des roches sédimentaires déposées puis charriées lors de la formation des Alpes — sur la rive gauche de la Vièze. L'histoire bâtie se lit en trois temps : une chapelle en 1436, l'église baroque et son clocher en 1725, une nouvelle église en 1897 ; du premier ensemble, seul le clocher a traversé, classé en 1974.

Que faire et voir

  • Observer le clocher de 1725, qui s'achève par une balustrade et quatre arcs de pierre évidés réunis sous un lanterneau plutôt que par une flèche.
  • Écouter le carillon de huit cloches, quatre de 1725, une de 1842, trois de 1996.
  • Se promener sur le plateau de la Fin, terrasse de flysch face aux Dents du Midi et à la pointe de Chésery.

Venir en famille : ce qu'il faut savoir

  • 28,9 % du territoire communal est du terrain improductif, roche et éboulis, sous la muraille des Dents du Midi.

En couple

  • Marcher sur la rive gauche de la Vièze, au pied de la muraille des Dents du Midi.
  • Se représenter l'hôtel de la Dent-du-Midi, ouvert dès 1857, premier signe du tourisme dans le village.
  • En vous promenant dans le village, imaginez sa première mention en 1180, sous la forme champeirie.

Localisation

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Lieux associés

L'entrée de la grotte aux Fées, au pied d'une paroi rocheuse envahie de lierre et de buissons : un petit abri de bois à toit en pente protège l'accès, au bout d'un sentier bordé d'une rambarde blanche, sous un ciel d'été dégagé.

Grotte touristique · Valais · à 11 km à vol d'oiseau

Grotte aux Fées

Ouverte au public le 15 août 1864, la galerie aménagée suit la roche sur 504 mètres et s'arrête au pied d'une chute de 77 mètres. Au-delà s'étend un réseau de 3 630 mètres, que l'armée a prolongé entre deux forts du Valais.

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Vue plongeante en été sur Saint-Maurice, prise depuis un point haut au sud : la ville occupe l'étroite plaine entre le Rhône, vert émeraude et bordé de talus engazonnés à gauche, et une falaise calcaire abrupte à droite, percée d'une galerie routière ; au centre, les clochers de l'abbaye et de la ville se détachent parmi les toits ; au loin, sous un ciel bleu dégagé, une cime rocheuse acérée — les Dents du Midi — domine la vallée.

Verrou du Rhône · Valais · à 11 km à vol d'oiseau

Saint-Maurice

Étape de la Via Francigena citée dès 990, verrouillée par le château des Gouverneurs et son pont médiéval du XIIe siècle sur le Rhône, la ville a brûlé en 1693 avant de planter, la première du Valais, un arbre de la liberté en 1798.

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La cascade descend dans la moitié gauche du cadre en une longue nappe blanche plaquée contre une paroi de roche sombre veinée d'herbe ; à droite, le versant rocheux monte en plein soleil vers un ciel bleu sans nuage, et au premier plan l'eau ressort en filets entre des blocs bruns et des touffes vertes.

Cascade · Valais · à 12 km à vol d'oiseau

Cascade de la Pissevache

Regardée depuis le XVIIe siècle, elle faisait aussi tourner des moulins ; dès 1866, une passerelle faisait passer les visiteurs sous l'eau. Le barrage de Salanfe, construit de 1947 à 1950, a fortement réduit son débit.

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