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Le glacier d'Aletsch vu depuis l'Eggishorn : le fleuve de glace, strié de longues bandes sombres parallèles, décrit une large courbe entre des versants enneigés ; au fond se découpent les sommets des Alpes bernoises sous un ciel bleu.

Glacier · Valais

Glacier d'Aletsch

Le plus grand glacier des Alpes, né de la confluence de trois courants de glace au Konkordiaplatz, en Valais.

Photo : Tobias Alt, Tobi 87, CC BY-SA 4.0

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Le glacier d'Aletsch est le plus grand glacier des Alpes. Trois grands courants de glace — le Grosser Aletschfirn, le Jungfraufirn et l'Ewigschneefeld — descendent des sommets bernois et se rejoignent au Konkordiaplatz, où ils n'en forment plus qu'un. À cette confluence, l'épaisseur de la glace est donnée à 800 mètres par la source régionale officielle, à plus de 900 mètres par d'autres relevés. C'est là que se joue l'essentiel : la masse accumulée en amont détermine ce qui, des décennies plus tard, parviendra jusqu'à la langue terminale.

En aval, la surface porte la trace de cette confluence. Deux moraines médianes — la Kranzbergmoräne à l'ouest, la Trugbergmoräne à l'est — dessinent de longues bandes sombres qui prolongent chaque tributaire et rendent visible, depuis les hauteurs, la structure interne du glacier. La glace n'est pas immobile : son écoulement se situe entre 180 et 200 mètres par an. La langue s'achève aujourd'hui vers 1 560 mètres d'altitude, où naît la Massa, émissaire qui évacue les eaux de fonte.

Les chiffres qui décrivent le glacier ne concordent pas, et ce désaccord est lui-même une information. La longueur est donnée à 20 kilomètres par la source régionale officielle, à 22,7 kilomètres pour une mesure de 2010, à 23,6 kilomètres pour une mesure de décembre 2001. La superficie oscille entre 79 et 117,6 kilomètres carrés selon le périmètre retenu, la masse entre 10 et 27 milliards de tonnes. L'écart tient à la date des relevés autant qu'à la limite choisie pour l'objet mesuré : un glacier qui recule vite se mesure mal.

Le glacier forme le cœur du bien « Alpes suisses Jungfrau-Aletsch », inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2001, puis étendu en 2007. L'intitulé associe le glacier au massif qui l'alimente, et c'est bien un ensemble — sommets, névés et langue de glace — qui se trouve protégé, non un point de vue isolé. La source officielle du bien parle de « la plus grande zone glaciaire des Alpes ». L'ensemble se situe dans les Alpes bernoises, sur territoire valaisan.

Pourquoi ce lieu est remarquable

L'échelle se mesure moins à la longueur — contestée, de 20 à 23,6 kilomètres selon les relevés — qu'à l'épaisseur : 800 à plus de 900 mètres de glace accumulés au Konkordiaplatz, là où trois courants se rejoignent. C'est le plus grand glacier des Alpes, et l'un des lieux où le retrait se lit à l'œil nu : environ 3 kilomètres de moins que lors du maximum des années 1860, et jusqu'à 50 mètres de longueur perdus certaines années.

Histoire et origine

Le glacier fonctionne comme une balance entre accumulation et perte, et cette balance est négative depuis longtemps. Lors de son dernier maximum, vers 1860, il était environ 3 kilomètres plus long qu'aujourd'hui. Les relevés totalisent 2 600 mètres de retrait entre 1880 et aujourd'hui, dont 800 mètres pour les trente années qui ont suivi 1980, et la perte de longueur peut atteindre 50 mètres par an. Le front, qui s'arrête aujourd'hui vers 1 560 mètres, laisse derrière lui un couloir de roche polie que la glace occupait encore récemment.

À savoir avant de venir

La surface d'un glacier n'est pas un terrain de promenade : crevasses et ponts de neige rendent tout parcours hors des chemins balisés tributaire d'un encadrement compétent.

Les données de longueur, de superficie et de masse varient sensiblement d'une source à l'autre ; les valeurs citées ici sont datées et attribuées.

Provenance et vérification
Dernière vérification : 2026-08-06 · Sources : Site officiel · Wikipédia · Wikidata Q204658

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