Cirque rocheux · Neuchâtel
Creux du Van
Un cirque de falaises calcaires de plus de 160 mètres, ouvert dans le Jura neuchâtelois au-dessus du Val-de-Travers.
Le Creux du Van est un cirque rocheux ouvert dans le Jura neuchâtelois : une paroi continue referme un arc dont le diamètre dépasse le kilomètre et domine de plus de 160 mètres le fond boisé qu'elle enserre. Depuis la lèvre supérieure, le regard passe sans transition du plateau herbeux à la forêt, tout en bas. Le point culminant, Le Soliat, atteint 1 464 mètres, pour une altitude moyenne du site voisine de 1 440 mètres. Les relevés ne s'accordent pas exactement : la hauteur de la paroi est donnée entre 160 et 200 mètres, sa largeur entre 1 000 et 1 400 mètres.
Le cirque occupe le cœur d'une réserve naturelle de 15,5 km². Chamois, marmottes, bouquetins et lynx y vivent ; les bouquetins n'y sont pas revenus seuls, leur réintroduction, en 1965, est le fait de l'homme. La protection du site est ancienne et progressive : un premier terrain est acquis en 1870, le Club jurassien y ajoute environ 25 hectares en 1876, et le périmètre est encore agrandi en 1972. L'ensemble couvre aujourd'hui le cirque et les versants boisés qui le prolongent.
Administrativement, le site relève de la commune de La Grande Béroche, dans le canton de Neuchâtel, et l'accès se fait le plus souvent depuis Noiraigue, au fond du Val-de-Travers. Le plateau sommital touche la limite cantonale, au point que les données de référence rattachent le lieu à la fois à Neuchâtel et à Vaud. Le nom lui-même a changé : jusqu'en 1884, on écrivait « Creux du Vent ». Le mot van vient du franco-provençal, où il désigne le rocher — une étymologie qui renvoie à la paroi, non au vent de l'ancienne graphie.
Pourquoi ce lieu est remarquable
Ce qui retient l'attention tient à la géométrie du lieu : une muraille calcaire régulière, haute de plus de 160 mètres, refermée sur elle-même en un arc dont le diamètre passe le kilomètre, au terme d'un plateau qui ne laisse rien pressentir de la rupture. La réserve de 15,5 km² qui l'entoure abrite une faune de montagne — bouquetins réintroduits en 1965, chamois, lynx — à une altitude modeste, autour de 1 440 mètres, très en deçà de celle des Alpes.
Histoire et origine
La paroi expose des calcaires du Kimméridgien, déposés au Jurassique supérieur, et le cirque résulte d'un travail conjugué : celui de l'eau, celui de la glace, poursuivi sur des millions d'années. L'histoire récente est celle d'une protection construite par étapes : premier achat de terrain en 1870, environ 25 hectares ajoutés par le Club jurassien en 1876, extension du périmètre en 1972. La réserve atteint aujourd'hui 15,5 km², et la réintroduction des bouquetins, en 1965, s'inscrit dans cette continuité.
La lèvre du cirque domine le vide de plus de 160 mètres, sans protection continue : l'approche du bord demande une vigilance constante, en particulier par sol gelé, neige ou brouillard.
Le site est une réserve naturelle : la faune y est protégée et les conditions d'accès peuvent y être réglementées.
Dernière vérification : 2026-08-06 · Sources : Wikipédia · Wikidata Q387016
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