Ermitage dans la gorge · Soleure

Gorges de Sainte-Vérène

Une gorge au pied du Weissenstein abritant un ermitage dont une chapelle remonte en partie au XIIe siècle, habité par un ermite depuis 1442.

Illustration dérivée, réalisée par Swiss Highlights à partir d'une photographie sous licence libre.

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La gorge de Sainte-Vérène (Verenaschlucht) s'ouvre au pied du Weissenstein, sur le territoire de la commune de Rüttenen, dans le canton de Soleure. Elle est inscrite à l'Inventaire fédéral des sites construits d'importance nationale à protéger en Suisse (ISOS) comme paysage culturel ; l'ermitage qu'elle abrite, dédié à sainte Vérène, est classé bien culturel suisse d'importance nationale de classe A.

L'une des deux chapelles de l'ermitage remonte en partie au XIIe siècle, ce qui en fait le deuxième plus ancien édifice de la région de Soleure. La présence d'un ermite y est attestée pour la première fois en 1442. À la fin du XVIIIe siècle, le diplomate français Louis Auguste Le Tonnelier de Breteuil fait aménager la gorge en jardin paysager de style romantique, à la manière de l'ermitage d'Arlesheim près de Bâle ou du Felsengarten Sanspareil en Haute-Franconie ; le site devient un but de promenade prisé. Au XIXe siècle, de nombreuses plaques et pierres commémoratives y sont posées en mémoire de personnalités soleuroises, dont le géologue Amanz Gressly, donnant à la gorge le caractère d'un panthéon en plein air. Le chemin qui la traverse figure à l'Inventaire des voies de communication historiques de la Suisse comme voie d'importance nationale.

L'entretien de l'ermite est financé depuis des siècles par la Bourgeoisie de Soleure ; en 2014, cette contribution s'élevait à 2 000 francs par mois. En 2009, sœur Verena Dubacher devient la première femme à occuper la fonction d'ermite du lieu, succédant au frère Johannes Leutenegger ; sœur Benedikta Sigel lui succède de la mi-2014 au début de 2016, avant l'élection de Michael Daum comme nouvel ermite le 26 septembre 2016.

Pourquoi ce lieu est remarquable

La gorge de Sainte-Vérène doit son caractère à l'ermitage creusé dans la paroi rocheuse, dont l'une des deux chapelles remonte en partie au XIIe siècle — le deuxième plus ancien édifice de la région de Soleure — et à la présence ininterrompue d'un ermite attestée depuis 1442. Aménagée en jardin paysager romantique à la fin du XVIIIe siècle par le diplomate français Louis Auguste Le Tonnelier de Breteuil, puis couverte au XIXe siècle de plaques commémoratives dédiées à des personnalités soleuroises, elle reste financée depuis des siècles par la Bourgeoisie de Soleure, qui entretient la fonction d'ermite jusqu'à aujourd'hui.

Histoire et origine

L'une des deux chapelles de l'ermitage remonte en partie au XIIe siècle. La présence d'un ermite au lieu-dit « ze sant Frenen » est attestée pour la première fois en 1442. À la fin du XVIIIe siècle, le diplomate français Louis Auguste Le Tonnelier de Breteuil fait aménager la gorge en jardin paysager romantique, sur le modèle de l'ermitage d'Arlesheim près de Bâle et du Felsengarten Sanspareil en Haute-Franconie. Le site est inscrit à l'Inventaire fédéral des sites construits d'importance nationale à protéger en Suisse (ISOS) comme paysage culturel, et l'ermitage lui-même est classé bien culturel suisse d'importance nationale de classe A.

Que faire et voir

  • Visiter l'ermitage creusé dans la paroi, dont l'une des deux chapelles remonte en partie au XIIe siècle.
  • Repérer les nombreuses plaques et pierres commémoratives posées au XIXe siècle en mémoire de personnalités soleuroises, dont le géologue Amanz Gressly.
  • Suivre le chemin de la gorge aménagé en jardin paysager romantique à la fin du XVIIIe siècle par le diplomate français Louis Auguste Le Tonnelier de Breteuil.
  • Observer le tracé du chemin inscrit à l'Inventaire des voies de communication historiques de la Suisse.

Venir en famille : ce qu'il faut savoir

  • Le site n'a pas d'indication d'accès particulière dans les données disponibles ; se renseigner localement avant la visite.

En couple

  • Marcher dans une gorge aménagée dès le XVIIIe siècle en jardin paysager, à la manière de l'ermitage d'Arlesheim ou du Felsengarten Sanspareil.
  • Découvrir l'ermitage habité sans interruption depuis 1442, aujourd'hui occupé par Michael Daum, élu en 2016.
  • S'arrêter devant les plaques commémoratives qui donnent à la gorge des allures de panthéon en plein air.

Localisation

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