Valais · Val d'Anniviers

Grimentz

À 1 572 mètres dans le val d'Anniviers, un village de mélèze où le vin du Glacier vieillit dans une cave de 1550.

Illustration dérivée, réalisée par Swiss Highlights à partir d'une photographie sous licence libre.

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Grimentz occupe une terrasse à 1 572 mètres, dans le val d'Anniviers, entre les alpages d'Avoin, de Moiry et de Torrent. Le village a gardé son bâti de mélèze : façades noircies par le soleil, greniers et raccards juchés sur leurs pilotis, ruelles étroites où trois fontaines sont encore mises en mouvement par l'eau du torrent.

Le nom s'écrit Grimiens en 1052, Grimesi en 1243, Grimenchy en 1250, Grimeynchi en 1305, Grimenzi en 1812. Il se forme par l'ajout d'un suffixe latin à un nom propre germanique — Grimo, Grima ou Chrimo — et désignerait donc la possession de Grimo. En 1243, Grimentz est le premier village d'Anniviers à se constituer en commune ; au XIVe siècle, il forme avec le hameau de Saint-Jean l'un des quartiers de la vallée, aux côtés de Vissoie, Saint-Luc et Ayer.

Au centre du village, la Maison Bourgeoise de 1550 abrite dans ses caves le vin du Glacier, qui n'était autrefois servi qu'à l'évêque. Grimentz a longtemps vécu de l'élevage de la race d'Hérens sur ses alpages ; le barrage de Moiry, construit en 1957, puis le tourisme à partir de la fin des années 1960 ont pris le relais. Chaque 17 janvier se célèbre le Boconett : la légende raconte qu'en 1348 des jeunes filles gardant le bétail au-dessus de l'alpage de Saint-Jean échappèrent à la peste et promirent qu'une part du fromage de l'alpage de Torrent serait distribuée chaque année aux enfants.

La commune, elle, a cessé d'exister : le 26 novembre 2006, 65,8 % des votants ont accepté la fusion avec cinq autres communes pour former Anniviers, effective le 1er janvier 2009. Le village appartient depuis 2016 à l'association des Plus Beaux Villages de Suisse. La crue du torrent du Marais, en mai 1999, reste l'événement dont on parle ici : elle a emporté la scierie construite vers 1819 et le mélèze de la place de la poste, dont il ne subsiste que les racines, transformées en fontaine.

Pourquoi ce lieu est remarquable

Ce qui tient Grimentz, c'est le bois : raccards sur pilotis, façades de mélèze noircies, fontaines que le torrent fait tourner. Le village a perdu son statut de commune en 2009 sans que son plan change, et sa cave la plus connue, sous la Maison Bourgeoise de 1550, garde un vin qu'on ne servait jadis qu'à l'évêque.

Histoire et origine

Les premières traces d'habitation du territoire remontent au IIIe ou au IVe siècle avant notre ère. Au XIe siècle, ces terres relèvent des seigneurs de Granges, puis de l'évêque Aymon de Savoie. Le blason du village est attesté sur le fourneau de la salle bourgeoisiale, avec la date 1771 et l'inscription LC DG, pour Louable Commune De Grimentz ; ses quatre étoiles passent pour désigner les anciens quartiers d'Anniviers, et leur émail, resté longtemps indéfini, n'a été fixé qu'en 1945.

Que faire et voir

  • Se promener dans les ruelles bordées de raccards et de greniers sur pilotis, façades de mélèze noircies par le soleil.
  • Observer les trois fontaines du village encore mises en mouvement par l'eau du torrent.
  • Descendre dans les caves de la Maison Bourgeoise de 1550, où vieillit le vin du Glacier.
  • Repérer les racines du mélèze de la place de la poste, emportées par la crue du torrent du Marais en mai 1999 et transformées en fontaine.

Venir en famille : ce qu'il faut savoir

  • Le village occupe une terrasse à 1 572 mètres d'altitude, entre les alpages d'Avoin, de Moiry et de Torrent.

En couple

  • Flâner entre les raccards de mélèze noircis par le soleil, à 1 572 mètres dans le val d'Anniviers.
  • Goûter le vin du Glacier vieilli dans les caves de la Maison Bourgeoise de 1550, autrefois réservé à l'évêque.
  • S'arrêter près des trois fontaines animées par l'eau du torrent, dans les ruelles étroites du village.

Localisation

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