Village de montagne · Saint-Gall

Hemberg

Un village du Toggenburg accroché au flanc de la montagne qui sépare la Thur du Necker, mentionné dès 878 et longtemps partagé entre deux confessions.

Illustration dérivée, réalisée par Swiss Highlights à partir d'une photographie sous licence libre.

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Hemberg est accroché au versant du sommet qui lui a donné son nom, dans le Toggenburg saint-gallois : la montagne du Hemberg sépare les eaux qui descendent vers la Thur de celles qui rejoignent le Necker, et le village se tient du côté du Necker, la rivière qui l'arrose. L'ancienne commune s'étage de 709 à 1 139 mètres — son point haut est l'Obere Barenegg — sur 20 kilomètres carrés, dont 5 de forêt. Depuis le 1er janvier 2023, Hemberg n'est plus une commune : avec Oberhelfenschwil, il a été rattaché à celle de Neckertal.

Le village porte l'empreinte d'une histoire confessionnelle peu commune. Johannes Dörig y introduit la Réforme en 1522 ; dès 1526, Hemberg est paritaire, et les deux confessions célèbrent au même endroit. L'arrangement dure plus de deux siècles et demi : le temple réformé n'est bâti qu'en 1779, par Johann Jakob Haltiner, et l'église catholique en 1782. La paroisse, elle, remonte à 1214, et son clocher garde une substructure médiévale sous un bulbe baroque.

La broderie et le tissage font la prospérité du lieu à partir du XVIIIe siècle, et sa population avec elle : on y compte environ 2 000 habitants et 280 maisons vers 1836. Le recul du filage et du tissage inverse le mouvement dans la seconde moitié du XIXe siècle — 1 348 habitants en 1900 puis 944 en 2000 — et le tourisme d'hiver, le ski de fond en particulier, n'a fait qu'amortir la baisse au XXe siècle.

Pourquoi ce lieu est remarquable

Ce qui distingue Hemberg n'est pas sa taille mais deux partages superposés. Le village tient au flanc de la montagne qui sépare les bassins de la Thur et du Necker. Et il a vécu un autre partage, plus rare : depuis 1526, catholiques et protestants y ont célébré dans le même édifice, pendant plus de deux siècles et demi, avant que deux églises ne soient enfin bâties à trois ans d'intervalle, en 1779 et en 1782.

Histoire et origine

Hemberg apparaît dans les textes dès 878. L'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste-et-Saint-André remonte à une fondation de 1214 ; sa nef et son chœur ont été rebâtis en 1781 et 1782 par Ferdinand Beer, tandis que le clocher conserve une substructure médiévale sous un bulbe et un lanterneau baroques. Le temple réformé, élevé en 1779 par Johann Jakob Haltiner, aligne une nef unique derrière un clocher de façade et garde à l'intérieur des stucs et une galerie Louis XVI. À Schwanzbrugg, une maison datée de 1776 porte sur son pignon des peintures rococo.

Que faire et voir

  • Situer le village sur le versant qui sépare les eaux de la Thur de celles du Necker.
  • Comparer le temple réformé de 1779 par Johann Jakob Haltiner et l'église catholique de 1782, bâties à trois ans d'écart après un long partage confessionnel.
  • Observer le clocher de l'église paroissiale, dont la substructure médiévale porte un bulbe baroque.
  • Repérer à Schwanzbrugg la maison de 1776 aux peintures rococo sur son pignon.

Venir en famille : ce qu'il faut savoir

  • L'ancienne commune s'étage de 709 à 1 139 mètres, un terrain de montagne à prendre en compte pour une visite.

En couple

  • Marcher entre le temple réformé de 1779 et l'église catholique de 1782, bâtis à trois ans d'intervalle après deux siècles et demi de partage.
  • Observer le clocher médiéval sous son bulbe baroque de l'église paroissiale.
  • Chercher à Schwanzbrugg les peintures rococo de la maison datée de 1776.

Localisation

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