Ensemble patrimonial · Saint-Gall

Ponts de Bruggen et vallée de la Sitter

Chemin des ponts de Saint-Gall : dix-huit viaducs, ponts et passerelles des XVIIIe-XXe siècles reliés sur 8,2 km autour de Bruggen, dans la vallée de la Sitter.

Illustration dérivée, réalisée par Swiss Highlights à partir d'une photographie sous licence libre.

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Le chemin des ponts de Saint-Gall (St. Galler Brückenweg) relie, sur 8,2 kilomètres balisés entre la gare de Saint-Gall-Haggen et le hameau de Spisegg, une vingtaine d'ouvrages construits entre le XVIIIe et le XXe siècle autour du quartier de Bruggen : viaducs ferroviaires, ponts de pierre, passerelles suspendues et ponts de bois couverts, chacun signalé par un panneau explicatif. Le tracé traverse la réserve naturelle de la Sitter et du Wattbach, un paysage fluvial protégé, et culmine à 705 mètres.

Le plus ancien pont couvert, construit en 1780 par le maître charpentier Hans Ulrich Grubenmann après qu'une crue eut détruit en 1778 tous les ouvrages existants sur l'Urnäsch, est surnommé le « pont qui parle » pour ses nombreuses inscriptions gravées. Sur la Sitter elle-même, le pont de pierre de Kräzern, bâti en 1811 par Hans Ulrich Haltiner après trois ans de chantier, mesure 148 mètres pour 25 mètres de haut ; ses deux arches remplacent un premier pont attesté dès le XIIIe siècle.

Le viaduc le plus spectaculaire reste celui de la ligne du Sud-Est (Südostbahn), ouvert le 1er octobre 1910 : ses 100 mètres de hauteur et ses 365 mètres de longueur en ont longtemps fait le plus haut pont ferroviaire à voie normale d'Europe. En aval, la Fürstenlandbrücke, choisie en 1937 parmi 47 projets soumis et ouverte en 1941, franchit la vallée sur 489 mètres à 60 mètres au-dessus de la Sitter.

Pourquoi ce lieu est remarquable

Sur un espace restreint autour de Bruggen, un chemin balisé relie une vingtaine d'ouvrages des XVIIIe-XXe siècles — pont de bois de 1780, arche de pierre de 1811, viaduc ferroviaire de 100 mètres ouvert en 1910 — à travers une réserve naturelle où la Sitter et le Wattbach creusent leurs gorges.

Histoire et origine

La traversée de la vallée s'est reconstruite trois fois au même endroit : un premier pont sur la Sitter y est attesté dès le XIIIe siècle, remplacé entre 1774 et 1778 par la Bedabrücke couverte, elle-même remplacée en 1811 par le pont de pierre actuel de Kräzern. Quand le trafic automobile des années 1930 dépasse ses capacités, la Fürstenlandbrücke est bâtie à proximité entre 1937 et 1941, retenue parmi 47 projets soumis, pour 3,6 millions de francs.

Que faire et voir

  • Parcourir tout ou partie des 8,2 kilomètres balisés du chemin des ponts, entre la gare de Saint-Gall-Haggen et le hameau de Spisegg.
  • Observer le pont de bois couvert de 1780, dit le « pont qui parle » pour ses nombreuses inscriptions gravées.
  • S'arrêter au pont de pierre de Kräzern, bâti en 1811 sur la Sitter, long de 148 mètres et haut de 25 mètres.
  • Lever les yeux vers le viaduc ferroviaire de 1910, haut de 100 mètres et long de 365 mètres, longtemps le plus haut pont ferroviaire à voie normale d'Europe.

En couple

  • Marcher le long de la Sitter et du Wattbach, à travers la réserve naturelle que traverse le chemin des ponts.
  • Comparer les styles des ouvrages rencontrés, du pont de bois de 1780 à la Fürstenlandbrücke ouverte en 1941.
  • S'arrêter sous le viaduc ferroviaire de 1910 pour mesurer ses 100 mètres de hauteur.

Localisation

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