Ville · Oberland bernois

Interlaken

Ville de l'Oberland bernois posée entre les lacs de Thoune et de Brienz, sur la plaine alluviale que traverse l'Aar.

Illustration dérivée, réalisée par Swiss Highlights à partir d'une photographie sous licence libre.

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Interlaken occupe le Bödeli, la plaine alluviale qui sépare le lac de Brienz du lac de Thoune, dans l'Oberland bernois. L'Aar la traverse d'est en ouest sur environ quatre kilomètres, d'un plan d'eau à l'autre, avec deux mètres de dénivelé entre les deux. La ville s'étend sur la rive gauche, plate, et déborde sur la rive droite par une bande étroite qui grimpe aussitôt dans le massif du Harder ; un funiculaire y monte jusqu'aux abords du Harder Kulm, à 1 321 mètres, déjà sur la commune voisine d'Unterseen. Le territoire communal ne mesure que 4,3 km², dont près de la moitié bâtie.

La commune comptait 6 123 habitants à la fin de 2024. Les relevés de 2013-2018 donnent 49,6 % de surfaces d'habitation et d'infrastructures, 22,7 % de forêt et 21,3 % de terres agricoles : le sol plat est rare ici, et il est largement occupé. Avec Matten et Unterseen, ses voisines de la même plaine, Interlaken forme l'ensemble bâti du Bödeli, fort de 14 424 habitants.

Le bâti conserve les étapes. L'ancien prieuré des augustins est devenu résidence des baillis après la Réforme ; un château s'élève à côté en 1748. Puis vient la série des grands hôtels du XIXe siècle, dont le Beau-Rivage, palais néo-Renaissance construit de 1872 à 1874 par l'architecte Horace Édouard Davinet. Deux funiculaires partent toujours de la ville, l'un vers le Heimwehfluh, l'autre vers le Harder Kulm.

Pourquoi ce lieu est remarquable

Interlaken existe à cause d'un accident de relief : quatre kilomètres de terrain plat coincés entre deux lacs et deux versants raides, dans une région qui n'en offre presque pas. Tout en découle — l'implantation du couvent, le nom latin « entre les lacs », l'alignement des hôtels, la convergence des voies ferrées vers les vallées de Lauterbrunnen et de Grindelwald. C'est une ville dont l'intérêt principal est ce qu'elle ouvre, et elle le sait depuis deux siècles.

Histoire et origine

Le tourisme de montagne a façonné la ville au XIXe siècle. Les récits de voyageurs mettent l'Oberland à la mode, les hôtels s'alignent, puis le rail resserre les distances : la ligne de Wengen en 1893, celle de la Jungfrau de 1898 à 1912. La commune change de nom dans le même mouvement — Aarmühle jusqu'en 1891, Interlaken ensuite, d'après la formule latine inter lacus héritée du couvent d'augustins fondé vers 1130, autour duquel le bourg s'était développé dès le XIIe siècle. C'est aussi dans un funiculaire d'Interlaken que les mathématiciens Georg Cantor et Richard Dedekind se rencontrèrent en 1874 ; de leur collaboration sortira la théorie des ensembles.

Que faire et voir

  • Marcher sur le Bödeli, la plaine étroite qui sépare le lac de Brienz du lac de Thoune, traversée par l'Aar.
  • Monter en funiculaire vers le Harder Kulm, à 1 321 mètres, pour un point de vue sur les deux lacs.
  • Observer le Beau-Rivage, palais néo-Renaissance construit en 1872-1874 par Horace Édouard Davinet.
  • Repérer l'ancien prieuré des augustins, devenu résidence des baillis puis château en 1748.

Venir en famille : ce qu'il faut savoir

  • La ville reste sur un terrain plat mais les versants qui la bordent grimpent aussitôt en pente raide.

En couple

  • Se promener sur la plaine étroite entre les deux lacs, où l'Aar coule d'un plan d'eau à l'autre.
  • Monter en funiculaire vers le Harder Kulm pour un point de vue partagé sur le Bödeli.
  • S'arrêter devant les grands hôtels du XIXe siècle, dont le Beau-Rivage.
  • Situer le nom latin de la ville, inter lacus, depuis la rive entre les deux lacs.

Localisation

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Lieux associés

Le long de l'Aar aux eaux turquoise, les maisons d'Unterseen s'alignent derrière une rangée d'arbres, dominées par le clocher de l'église, avec les sommets enneigés de l'Oberland bernois à l'horizon.

Petite ville du Bödeli · Berne · à 1 km à vol d'oiseau

Unterseen

Bâtie sur la rive nord de l'Aar face à Interlaken, Unterseen a brûlé en 1364 puis en 1470 ; Berne l'a fait rebâtir autour d'un hôtel de ville central. Ses façades de madriers datent du XVIIe au XIXe siècle.

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Vue aérienne depuis le Harderkulm sur le village de Bönigen, niché à l'embouchure turquoise de la Lütschine dans le lac de Brienz ; les toits du village s'alignent entre l'eau turquoise et des prés verts, au pied de versants abrupts entièrement boisés qui montent vers le fond de la vallée.

Village bernois · Lac de Brienz · à 2 km à vol d'oiseau

Bönigen

Bönigen, à l'embouchure de la Lütschine dans le lac de Brienz, fut un fief des barons von Eschenbach cédé au couvent d'Interlaken en 1261 ; le village refusa la Réforme protestante en 1528 et compte aujourd'hui 2 786 habitants.

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Vue plongeante sur le lac depuis un versant boisé : au premier plan, les cimes d'érables et de frênes encadrent l'eau ; au milieu, une nappe turquoise laiteuse traversée d'un banc d'alluvions clair et du sillage d'un bateau ; sur la rive opposée, un village étiré au bord de l'eau et ses prés vifs ; au-dessus, une longue traîne de nuages blancs posée à mi-pente sur des versants boisés sombres, sous un ciel couvert.

Lac glaciaire · Berne · à 7 km à vol d'oiseau

Lac de Brienz

Aucun lac bernois n'est plus profond. Sa couleur vient du lait glaciaire que l'Aar et les Lütschine y déchargent — 300 000 tonnes de particules par an : presque bleu en hiver, gris laiteux en plein août.

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