Bourg fortifié · Neuchâtel

Le Landeron

Bourgade fortifiée fondée en 1325, seule commune neuchâteloise riveraine du lac de Bienne, distinguée parmi les Plus Beaux Villages de Suisse depuis 2016.

Illustration dérivée, réalisée par Swiss Highlights à partir d'une photographie sous licence libre.

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Le Landeron est une commune du canton de Neuchâtel, dans la région Littoral, et la seule du canton à border le lac de Bienne. Elle compte 4 652 habitants au 31 décembre 2024, pour une densité de 451 habitants au kilomètre carré. Son territoire s'étend sur 10,31 km², entre 429 m d'altitude au bord du lac et 1055 m dans la forêt de Serroue ; 43,5 % de sa superficie est boisée, 39,7 % agricole et 15,2 % bâtie. La commune borde Cressier, Lignières et Laténa côté neuchâtelois, La Neuveville, Gals et Cerlier côté bernois.

Le nom du Landeron apparaît pour la première fois en 1209, dans des écrits du monastère bénédictin d'Erlach ; le groupe de maisons qui l'a précédé se nommait Nugerol. La ville est fondée en 1325 par Rodolphe IV de Neuchâtel comme centre d'une châtellenie dotée de sa propre organisation militaire. En 1449, elle signe avec Soleure un traité de combourgeoisie qui l'oblige à fournir des soldats à la ville alliée — 590 hommes combattront sous les couleurs soleuroises entre 1523 et 1562 — en échange de sa protection.

Cette protection s'avère décisive lors de la Réforme : de 1530 à 1562, Le Landeron, avec Cressier, Lignières et Enges, reste seul catholique dans un canton de Neuchâtel qui se convertit, formant un îlot confessionnel qui trouble les relations entre cantons suisses. Deux incendies, en 1751 et 1761, détruisent ensuite de nombreuses habitations du bourg. La commune fusionne avec Combes en 1875 pour former Landeron-Combes, puis reprend le nom Le Landeron en 1966.

Le bourg conserve un ensemble bâti proche de son tracé du XIVe siècle : porte et faubourg de ville, Hôtel de Ville, chapelle des Dix-Mille-Martyrs datée de 1450, château, une vingtaine de fontaines historiques et l'église Saint-Maurice. Il fait partie depuis 2016 de l'association Les Plus Beaux Villages de Suisse. Le musée installé à l'Hôtel-de-Ville présente des canons de la bataille de Morat, des armures et une maquette du bourg tel qu'il se présentait en 1680.

Pourquoi ce lieu est remarquable

Le Landeron doit sa singularité à la résistance religieuse : seule commune neuchâteloise, avec Cressier, Lignières et Enges, à ne pas passer à la Réforme entre 1530 et 1562, elle a tenu son enclave catholique grâce au soutien militaire de ses combourgeois soleurois, liés par le traité de 1449. Le bourg fortifié qui en résulte a conservé son tracé du XIVe siècle, ses portes, sa vingtaine de fontaines et des façades datées de 1600.

Histoire et origine

Avant de s'appeler Le Landeron, le lieu portait le nom de Nugerol ; le toponyme « Landeron » apparaît en 1209 dans des écrits du monastère d'Erlach. La ville fondée en 1325 par Rodolphe IV de Neuchâtel devient le centre d'une châtellenie. Le traité de combourgeoisie signé avec Soleure en 1449 lui assure protection militaire en échange de soldats ; c'est cet appui qui permet au Landeron, avec Cressier, Lignières et Enges, de rester catholique durant les trente années où le comté de Neuchâtel se rallie à la Réforme (1530-1562). La commune, devenue Landeron-Combes après sa fusion avec Combes en 1875, reprend le nom Le Landeron en 1966.

Que faire et voir

  • Parcourir le bourg fortifié, proche de son tracé du XIVe siècle, entre porte de ville, Hôtel de Ville et chapelle des Dix-Mille-Martyrs de 1450.
  • Compter les fontaines historiques du bourg, une vingtaine au total.
  • Voir le château et l'église Saint-Maurice, puis le musée de l'Hôtel-de-Ville et sa maquette du bourg tel qu'il se présentait en 1680.
  • Rejoindre le bord du lac de Bienne, dont Le Landeron est la seule commune neuchâteloise riveraine.

Venir en famille : ce qu'il faut savoir

  • Le bourg tient dans un périmètre resserré, entre porte de ville et Hôtel de Ville, sans indication de terrain difficile dans la source.

En couple

  • Une flânerie entre les fontaines historiques et les façades du bourg fortifié.
  • Le musée de l'Hôtel-de-Ville, avec sa maquette du bourg en 1680.
  • Le bord du lac de Bienne, seule ouverture neuchâteloise sur cette étendue d'eau.

Localisation

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Lieux associés

La Neuveville vue de haut, depuis le vignoble, à la tombée du jour : les toits bruns de la vieille ville et les deux clochers se serrent au bord du lac de Bienne, dont l'eau pâle est barrée par la digue du Heidenweg ; au loin, sous un ciel rose et gris, la chaîne des Alpes enneigées ferme l'horizon. Un grand pin occupe le premier plan à gauche.

Bourg médiéval · lac de Bienne · à 2 km à vol d'oiseau

La Neuveville

Rues pavées, fontaines et volets colorés entre l'eau et les ceps. Le Schlossberg tient la falaise au-dessus des toits ; hors les murs, la Blanche-Église conserve des fresques des XIVe et XVe siècles.

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Ruelle pavée de la vieille ville d'Erlach dévalant vers le lac de Bienne : à droite, une rangée de maisons aux façades rose, crème et ocre percées d'arcades en plein cintre et de balcons en fer forgé ; au loin, la surface du lac scintille sous un ciel bleu clair.

Bourg médiéval · Lac de Bienne · à 3 km à vol d'oiseau

Erlach

Le château qui domine Erlach depuis l'an 1100 a donné son nom à la famille patricienne d'Erlach ; le bourg, membre des Plus Beaux Villages de Suisse depuis 2017, regarde l'île Saint-Pierre depuis la colline de Jolimont.

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La rive nord du lac de Bienne vue depuis l'eau : un versant entièrement planté de vignes en terrasses, jaunissantes, descend jusqu'aux maisons à toits rouges du bord ; une petite église blanche se détache à droite, la forêt sombre ferme le haut du coteau. Sur le lac vert-bleu, un bateau blanc à deux ponts, pavillon suisse à la poupe, longe la rive ; le premier plan est occupé par l'eau lisse et légèrement ridée.

Lac du pied du Jura · Berne · à 9 km à vol d'oiseau

Lac de Bienne

39,3 km² de surface, 74 mètres au point le plus creux, un bassin versant de 8 305 km² dont l'Aar apporte l'essentiel depuis 1878 : le lac de Bienne est un paysage doublé d'une pièce d'hydraulique.

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